Mon Accompagnateur Rénov’, qu’est-ce que c’est ?

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Lancé dans le cadre de la loi Climat et résilience, Mon Accompagnateur Rénov’ est devenu un acteur incontournable de la rénovation énergétique en France. Obligatoire depuis 2024 pour les projets de rénovation d’ampleur, il guide les particuliers de A à Z : audit, choix des artisans, aides financières, suivi du chantier. Son objectif : sécuriser les parcours de rénovation et garantir des gains énergétiques durables.

En résumé :

  • Obligation légale : depuis le 1er janvier 2024, l’Accompagnateur Rénov’ est obligatoire pour les projets de rénovation d’ampleur dans le cadre de MaPrimeRénov’ Parcours accompagné.
  • Accompagnement complet : il assure un suivi de A à Z, incluant audit énergétique, plan de travaux, choix d’artisans certifiés RGE, suivi de chantier et vérification des performances.
  • Optimisation des aides : il aide à maximiser les financements disponibles (MaPrimeRénov’, CEE, aides locales), garantissant une meilleure rentabilité des travaux.

Qu’est-ce que Mon Accompagnateur Rénov’ ?

Mon Accompagnateur Rénov’ représente un dispositif clé introduit par la loi Climat et résilience pour faciliter la rénovation énergétique des logements en France. Ce professionnel agréé combine une double expertise en bâtiment et en transition énergétique pour accompagner les propriétaires tout au long de leur projet de rénovation.

Les bénéfices majeurs d’un Accompagnateur Rénov’ comprennent :

  • un accompagnement personnalisé de la conception à la réception des travaux ;
  • une expertise technique pour identifier les solutions les plus adaptées ;
  • un conseil financier pour optimiser les aides disponibles (MaPrimeRénov’, CEE, aides locales) ;
  • une sélection rigoureuse d’artisans certifiés RGE ;
  • un suivi qualité des travaux pour garantir les performances énergétiques ;
  • une assistance administrative complète pour les dossiers de financement.

En tant qu’expert en transition énergétique, l’Accompagnateur Rénov’ évalue précisément les besoins de votre logement via un audit énergétique réglementaire. Cette analyse approfondie permet d’identifier les travaux prioritaires pour maximiser les économies d’énergie et le confort thermique.

Dans le contexte de la rénovation d’ampleur, son expertise devient particulièrement précieuse pour coordonner les différents corps de métier et s’assurer de la cohérence globale des interventions. Il veille également à la bonne articulation des travaux pour atteindre les objectifs de performance énergétique fixés.

Pourquoi faire appel à un Accompagnateur Rénov’ ?

Depuis le 1er janvier 2024, son intervention est devenue obligatoire dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov’ Parcours accompagné pour les projets de rénovation d’ampleur. Ce renforcement du dispositif témoigne de la volonté gouvernementale d’accélérer la transition énergétique du parc immobilier français, particulièrement pour les passoires thermiques.

En tant qu’expert du bâtiment, l’Accompagnateur Rénov’ joue un rôle d’interlocuteur privilégié entre les propriétaires et les différents acteurs du projet (artisans, organismes financeurs, etc.). Sa mission s’inscrit dans le cadre plus large du service public France Rénov’, visant à simplifier et sécuriser les parcours de rénovation énergétique.

Le recours à un Accompagnateur Rénov’ en 2025 présente des avantages significatifs pour sécuriser et optimiser votre projet de rénovation énergétique. Cet expert certifié apporte une garantie de qualité essentielle dans un secteur où la DGCCRF constate que près de 50 % des établissements présentent des pratiques frauduleuses.

Comment fonctionne Mon Accompagnateur Rénov’ ?

L’accès au dispositif Mon Accompagnateur Rénov’ s’organise selon des modalités précises définies par France Rénov’. Le recours à Mon Accompagnateur Rénov’ est obligatoire dès lors que le projet s’inscrit dans le parcours MaPrimeRénov’ accompagné, à condition qu’il comporte au moins deux gestes d’isolation thermique et qu’il permette un gain minimal de deux classes énergétiques au diagnostic de performance énergétique (DPE).

Concernant le coût, les tarifs varient selon les prestataires, car ils ne sont pas réglementés. Les CEE peuvent financer une partie, parfois la totalité, de certains travaux de rénovation, mais il n’existe pas de barème national « 100 % pour les très modestes / 20 % pour les aisés » propre aux CEE : le montant varie selon votre profil (revenus, composition du foyer, adresse) et l’offre du fournisseur. En revanche, ces pourcentages correspondent à la prise en charge de la prestation “Mon Accompagnateur Rénov” : 100 % pour les ménages très modestes, 80 % pour les modestes, 40 % pour les intermédiaires et 20 % pour les revenus supérieurs, plafonnés à 2 000 € TTC (ou 4 000 € en cas d’habitat indigne).

L’efficacité du dispositif repose sur la qualification des accompagnateurs, qui doivent justifier d’une expertise en rénovation énergétique et obtenir un agrément officiel. Cette certification garantit leur capacité à piloter des projets de rénovation performante visant des gains énergétiques significatifs.

Le cadre légal de Mon Accompagnateur Rénov’

Le dispositif Mon Accompagnateur Rénov’ s’inscrit dans un cadre réglementaire précis, issu de la mission Sichel et de la loi Climat et résilience. Cette structuration légale vise à accélérer la rénovation énergétique des 27 % de logements responsables des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment.

Les obligations légales essentielles comprennent :

  • l’agrément obligatoire pour exercer en tant qu’Accompagnateur Rénov’;
  • le respect des critères de performance fixés par France Rénov’ ;
  • la traçabilité complète des interventions et des gains énergétiques ;
  • l’indépendance vis-à-vis des entreprises de travaux ;
  • la confidentialité des données des propriétaires ;
  • la justification des résultats obtenus après travaux.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, le recours à un Accompagnateur Rénov’ est devenu obligatoire pour les projets de rénovation d’ampleur dans le cadre de MaPrimeRénov’ Parcours accompagné. Cette obligation marque une étape importante dans la professionnalisation du secteur de la rénovation énergétique.

Le dispositif est piloté par l’Agence nationale de l’habitat (Anah) sous l’égide de France Rénov’. Cette structure garantit une harmonisation des pratiques sur l’ensemble du territoire et assure un contrôle qualité des prestations délivrées par les Accompagnateurs Rénov’.

FAQ : vos questions sur les bouilloires énergétiques

Mon proprio refuse les travaux, que faire contre la chaleur ?

Sans travaux lourds, maximisez les solutions temporaires. Pour limiter la surchauffe, commencez par des solutions simples et abordables : posez des films anti-UV sur les vitres (≈ 20 €/m²), installez des ventilateurs de plafond (≈ 200 €) et ajoutez des rideaux thermiques (≈ 50 € par fenêtre). Côté usage, aérez la nuit pour créer des courants d’air, puis fermez fenêtres et volets en journée afin de bloquer la chaleur. Un climatiseur mobile de classe A peut dépanner lors des pics, mais cela reste un pis-aller. Enfin, tenez un relevé des températures : si elles dépassent régulièrement 30 °C, vous pouvez demander des travaux ou une baisse de loyer, la loi encadrant désormais l’indécence thermique des logements.

Isolation intérieure ou extérieure contre la chaleur ?

L’isolation extérieure (ITE) reste la plus efficace : elle supprime tous les ponts thermiques et préserve l’inertie des murs. Coût : 150 €/m² mais aides importantes. L’isolation intérieure (ITI) convient si l’ITE est impossible (monument historique, copropriété récalcitrante). Privilégiez des isolants à fort déphasage comme la fibre de bois. L’ITI coûte 60 €/m² et reste très efficace contre la chaleur si bien réalisée.

Combien coûte vraiment la transformation d’une bouilloire énergétique ?

Pour un T3 de 70 m², une rénovation énergétique d’ampleur (isolation, ventilation, protections solaires et système de chauffage) revient en pratique autour de 200 à 450 €/m², soit environ 14 000 à 31 500 €.
En 2025, le parcours MaPrimeRénov’ – rénovation d’ampleur peut financer jusqu’à 90 % des travaux, avec au moins deux gestes d’isolation et un gain de 2 classes DPE exigé.
Le cumul d’aides y est plafonné : 100 % (très modestes), 80 % (modestes et intermédiaires) et 50 % (revenus supérieurs), et ce parcours n’est pas cumulable avec les CEE.
Le reste à charge peut être financé par l’éco-PTZ, jusqu’à 50 000 € (durée maximale 20 ans) pour une performance énergétique globale.
Côté valorisation, améliorer l’étiquette réduit la décote : en 2023, des appartements A–B se vendent à approximativement +11 % à +20 % au-dessus d’un logement comparable classé D, selon les régions.